Technologiquement vôtre – trois billets de blog

Le Point, 20 November, 27 November, 5 December 2016

La primaire de la droite bat son plein, Emmanuel Macron a enfin déclaré sa candidature et François Hollande lui-même devra faire part de ses intentions dans quelques semaines. La présidentielle approche, et il se pourrait bien qu’un de ses grands thèmes soit la mondialisation. La critique de la mondialisation n’est pas nouvelle en France – au contraire, elle est un thème récurrent de notre histoire politique, à gauche comme à droite. Ce qui est nouveau en revanche, c’est qu’elle occupe désormais le devant de la scène depuis la victoire de Trump et celle du Brexit.

Le choix du Brexit est complexe : il s’explique par des motivations diverses, parfois étrangères l’une à l’autre. Si certains électeurs britanniques ont voté pour le Brexit afin de mieux contrôler l’immigration, d’autres y ont vu la perspective d’opportunités accrues de libre-échange, quand d’autres enfin ont exprimé leur détestation de Bruxelles et des « élites ». D’où la difficulté, d’ailleurs, des brexiteurs à s’accorder aujourd’hui sur une position commune. Il serait donc faux de prétendre, comme maints commentateurs l’ont fait en France, que le Brexit exprime une révolte contre la mondialisation. Le cas Trump est plus évident : le candidat a tant fustigé les délocalisations, les traités de libre-échange ou encore la stratégie chinoise que son succès auprès des électeurs tient en grande partie à cet argument.

À coup sûr, Trump a su capter la colère d’une partie de l’Amérique qui a vu ses emplois – ceux de l’industrie notamment – et son niveau de vie se réduire progressivement depuis plus de 30 ans. Comme l’explique Mark Muro du think tank Brookings, plus d’un tiers des postes de l’industrie ont disparu dans la période, l’emploi du secteur passant de 18,9 millions à 12,2 millions. Mais la mondialisation est-elle seule en cause ?

La réalité est malheureusement plus complexe : aujourd’hui, le secteur manufacturier américain est plus productif, avec moins de travailleurs, qu’il ne l’était dans le passé. Le coupable est donc autant le progrès technique que les délocalisations d’entreprises ou les importations bon marché. L’innovation technologique a toujours fait disparaître des emplois : chaque révolution industrielle le prouve. Par le passé, ils étaient rapidement remplacés par de nouveaux emplois dans de nouveaux secteurs.

La situation présente est en partie identique : nous vivons une nouvelle révolution industrielle, celle de la robotisation. En conséquence, comme l’explique l’économiste américain Tyler Cowen dans son ouvrage passionnant Average Is Over (« La moyenne, c’est fini »), certains métiers sont voués à disparaître : ce sont les métiers moyennement qualifiés, que des robots ou des logiciels peuvent aisément exercer – certains métiers industriels, certains administratifs comme la comptabilité ou l’assistance juridique. Sont épargnés les métiers très qualifiés, soit technologiques, soit créatifs. Quant aux métiers les moins qualifiés, la plupart du temps dans les services, ils sont encore disponibles, car il n’existe encore aucun robot pour les exercer. Cependant, ces emplois sont souvent moins rémunérés et plus précaires que les anciens emplois industriels.

Tyler Cowen est un optimiste : confiant dans l’émergence de nouveaux besoins, il mise sur la création de métiers encore inconnus et estime que, comme par le passé, ces nouveaux métiers viendront compenser la perte des anciens. Cependant, il reconnaît aussi que la nouvelle donne économique a fait naître des problèmes inédits. La création d’emplois, aujourd’hui, se fait majoritairement dans les services et désavantage les hommes, les premiers touchés par le passage de métiers fondés sur la force physique aux métiers de service dans la santé et l’éducation. Enseigner ou s’occuper de personnes âgées, pour les hommes issus des classes populaires, n’est pas considéré comme une situation enviable. Par ailleurs, ajoute Cowen, même des métiers non menacés et physiques requièrent désormais l’obtention d’un master – celui de pompier par exemple. Plus qu’à la seule technologie, les obstacles actuels tiennent donc à « des interactions complexes entre la technologie, l’éducation et la demande du marché ».

Face à cette nouvelle donne, des solutions existent : une meilleure formation initiale et continue, une meilleure anticipation des métiers du futur, de véritables aides publiques pour les travailleurs obligés de se reconvertir, ou encore une réflexion sur le statut de travailleur indépendant, pour offrir à ce dernier une véritable protection sociale. Mais, dans tous les cas, la transition sera longue et difficile, peut-être plus difficile que Cowen ne le prédit.

Il est donc regrettable, dans ce contexte, que les hommes politiques peinent à embrasser la complexité du sujet. En France, les postures sont simples : certains fustigent unilatéralement la mondialisation, comme une partie de la gauche ou le Front national. Certes, il est assez confortable, semble-t-il, de fustiger la mondialisation en bloc, au lieu de s’interroger sur le faisceau de facteurs à l’origine de la perte de certains emplois. Les autres défendent la mondialisation, mais n’évoquent pas les difficultés dues à l’innovation technologique, se contentant d’une vision archaïque du marché du travail et préférant disserter sur les 35 heures. Les débats de la primaire à droite ont d’ailleurs parfaitement illustré cette incapacité à saisir ces grands enjeux économiques. Seul Emmanuel Macron, en réalité, semble avoir compris leur importance.

Pourquoi cet évitement général ? Car cela nous obligerait non seulement à anticiper les métiers de demain, mais aussi à reconnaître notre responsabilité partagée dans cette évolution de grande ampleur : comme consommateurs, nous alimentons sans scrupule la machine technologique ; comme producteurs, nous en sommes parfois les victimes. Alors, faut-il repenser notre façon de consommer ? Est-ce faisable ? Ou bien faut-il aider ceux qui souffrent de cette transition difficile, tout en évitant de vilipender le progrès technologique comme si l’enfer, c’était toujours les autres ? « Food for thought », dirait-on outre-Manche ou outre-Atlantique…

***

Depuis le mariage pour tous, deux acronymes ont envahi la politique et la cité, « PMA », pour « procréation médicalement assistée », et « GPA », pour « gestation pour autrui ». La primaire à droite les a aussi abondamment convoqués. Plus besoin de les définir, chacun est désormais à la pointe du savoir sur les possibilités technologiques qui peuvent accompagner voire remplacer la procréation naturelle. D’ailleurs, les cas de figure possibles semblent simples : dans la PMA, qui recouvre différents types d’intervention, on aide un couple à concevoir un enfant qui sera ensuite porté par la femme. La fécondation peut impliquer les gamètes du couple, ou ceux de donneurs, et peut se faire en laboratoire ou directement dans l’utérus. Dans la GPA, on conçoit un embryon selon les mêmes méthodes, qui est ensuite porté par une autre femme.

Ces procédés suscitent des controverses sans fin, et à raison, tant ils soulèvent de nombreuses questions morales. Cependant, il semblerait que nos politiques ne soient pas tout à fait à jour des avancées technologiques concernant la procréation. Autrement dit, ces débats appartiennent-ils déjà au passé, et les changements qui nous attendent sont-ils de plus grande ampleur ?

Dans un ouvrage aussi édifiant que troublant, The End of Sex (« La Fin du sexe », non traduit), Henry T. Greely, professeur de droit à Stanford, revient sur les dernières avancées technologiques en la matière et leur possible développement d’ici les vingt prochaines années. Greely parle de « la fin du sexe » au sens du sexe en vue de la procréation, et décrit les nouveaux procédés, sur lesquels certains chercheurs travaillent déjà, qui pourraient permettre de créer des embryons humains en laboratoire. La technologie consisterait à partir de cellules souches – les cellules « mères » d’autres cellules, comme les cellules souches de la peau – et à les transformer en gamètes mâles ou femelles. Les cellules souches seraient prélevées sur le corps des deux parents – un procédé facile –, transformées en gamètes, puis utilisées pour une fécondation en laboratoire. L’embryon obtenu serait alors implanté dans le corps de la mère, qui poursuivrait une grossesse normale.

Pourquoi poursuivre de telles recherches ? Comme dans les autres cas de PMA, il s’agit de répondre à la stérilité de certains couples, et d’y répondre encore mieux : ces procédés éviteraient de procéder à l’extraction des ovules nécessaires à la FIV (fécondation in vitro), dont les effets secondaires peuvent être indésirables, et permettraient à deux parents stériles, au lieu de faire appel à des donneurs, d’avoir un enfant reflétant leur ADN. Ils permettraient aussi aux couples homosexuels d’avoir leurs propres enfants. Et bien sûr, de gigantesques intérêts financiers sont aussi en jeu.

Une autre raison, nous dit Greely, explique le développement actuel de cette technologie, l’essor du diagnostic pré-implantatoire (DPI). Le DPI (en anglais PGD – preimplantation genetic diagnosis) existe depuis les années 1980, mais il reste coûteux et réservé à certains cas de PMA, puisqu’il faut disposer d’un embryon en dehors de l’utérus de la mère pour y procéder. Il ne s’applique donc pas à la procréation naturelle. Or Greely pronostique l’invention d’un nouveau DPI, en anglais la « Easy PGD » (« PGD facile ») qui s’appliquerait désormais automatiquement à toutes les fécondations réalisées en laboratoire – grâce à la fabrication des gamètes à partir de cellules souches – puisque l’embryon serait directement disponible. Ou plutôt les embryons : à chaque procréation artificielle, plusieurs embryons seraient produits et soumis à la « Easy PGD » qui permettrait de prédire, selon une certaine probabilité, les caractéristiques génétiques de l’enfant à naître – ses maladies, mais aussi sa taille, la couleur de ses yeux, ses capacités physiques, et même, rêvent certains, son intelligence. Ce diagnostic aurait un indéniable avantage : pouvoir mieux prévoir l’éventualité d’une maladie génétique grave du futur enfant.

Greely prévoit un succès considérable pour ces innovations. Il pourrait bien se tromper, car le public pourrait préférer continuer à faire des enfants à l’ancienne. Cependant, même dans le cas où ce succès serait mitigé, ces nouvelles techniques posent des questions fondamentales.

Comme la PMA ou la GPA classiques, elles mettent en cause la conception millénaire de la procréation comme quasiment sacrée. La procréation est un mystère, mais aussi l’expression de la rencontre de l’Autre par le désir. Inutile d’être croyant pour distinguer le sacré du profane, et reconnaître que cette distinction a dominé le monde occidental depuis des millénaires. Or nous savons ce qu’est un monde où règne cette distinction, mais nous ne savons pas à quoi ressemblera un monde dont cette distinction sera absente. Si cette pratique disparaît dans les cas exceptionnels, comme la stérilité, c’est bien parce que ces cas sont l’exception et non la règle.

Ensuite, si la tentation est grande d’éviter à son futur enfant de porter une grave maladie génétique – nous opérons d’ailleurs déjà des diagnostics pour les trisomies –, ne pas faire la distinction entre la prévention d’une maladie et un choix superficiel comme la taille de son enfant semble étrange, sans parler du risque d’eugénisme. Enfin, que se passera-t-il si des parents qui ont « choisi » les caractéristiques de leur enfant se rendent compte qu’une probabilité ne vaut pas certitude, et que le destin de cet enfant dépend de milliers d’autres facteurs ? Seront-ils trop exigeants avec leurs enfants, ou au contraire sombreront-ils dans la culpabilité ? Autant de questions que Greely n’aborde malheureusement pas.

Encore et toujours, les questions morales et philosophiques suscitées par la technologie sont nombreuses, d’autant plus quand cette innovation concerne l’être humain. À chaque nouvelle invention, les mêmes constats et questions resurgissent. La quête scientifique de connaissance mène à inventer sans cesse de nouvelles frontières, et à les repousser. Mais ce qui s’applique aux mathématiques, par exemple, devrait-il s’appliquer à la biologie ? Que penser ensuite du désir humain de maîtrise et de perfection ? Comment ne pas voir que dans maints cas, il peut aussi se retourner contre nous ? Enfin, que la technologie nous apporte toujours du bien et du mal dans le même mouvement, et à la faveur de dilemmes récurrents, devrait attirer davantage notre attention : nous nous chauffons l’hiver, mais nous polluons la planète ; nous pourrons sûrement éviter à nos enfants des maladies génétiques insupportables, mais certains ne résisteront pas à la tentation narcissique de choisir la couleur des yeux de leurs enfants. La liste est longue. Or retenir le bien tout en chassant le mal exige de la réflexion et de la volonté : c’est à nous de poser les limites entre ce qui est faisable et ce qui est souhaitable.

Bien des personnes sont conscientes de ces dangers. Mais il semblerait que la technologie – ici comme dans d’autres domaines – aille si vite que les citoyens, les penseurs, les politiques et les médias soient toujours pris de court. Au lieu de débattre des technologies quand elles sont en court de développement, nous le faisons une fois qu’elles sont matures, avec comme seul outil possible la législation devant le fait accompli. Nous posons ensuite des interdictions légales, qui finissent par être levées plusieurs décennies plus tard. Mais est-ce bien raisonnable ? « Il est devenu effroyablement évident que notre technologie a dépassé notre humanité », aurait dit Einstein. Et si nous essayions de faire mentir ce sombre constat ?

***

« L’enseignement doit être plus ouvert sur le monde et sur l’innovation. » Il faut donc « créer et utiliser effectivement des outils numériques, en faisant appel à des spécialistes pour aider les enseignants à organiser de nouveaux modes d’enseignement en classe ». C’est ainsi que François Fillon, dans son programme pour la primaire de la droite, détaillait l’une de ses propositions sur l’école.

Si l’on a peu parlé d’éducation lors de cette primaire, et tout aussi peu d’économie numérique, on sait que le sujet est dans l’air du temps. Le numérique est même notre air du temps : que ce soit quand on navigue sur Internet, papote sur les réseaux sociaux ou joue à des jeux vidéo, il est entré dans nos vies en quelques années avec une puissance imprévisible.

Internet est un océan d’opportunités pour la communication, la connaissance et le divertissement. Mais avons-nous conscience de ses risques potentiels ? Car comme toute innovation technologique, elle est à double tranchant. À cette question complexe, Susan Greenfield, célèbre chercheuse britannique, a tenté de répondre dans un livre extrêmement érudit, Mind Change, paru en 2014, mêlant interrogations philosophiques et vulgarisation d’une quantité impressionnante de recherches internationales sur le sujet.

Ce qui intéresse Greenfield, qui est neuroscientifique, c’est l’impact du numérique sur notre cerveau. Sa question initiale est simple : si notre cerveau est façonné en grande partie par notre environnement, comment ne pas penser qu’un tel changement dans notre environnement – l’usage du numérique – n’ait pas un effet majeur sur notre cerveau, et donc sur notre comportement et notre humanité ? L’être humain numérique, en devenir, serait-il fait d’une autre étoffe ?

L’enquête de Greenfield la conduit aux conclusions suivantes : « Les réseaux sociaux pourraient endommager nos compétences de communication et réduire notre empathie ; l’identité personnelle en viendrait à se construire sous la pression extérieure et à se raffiner (…) en fonction de l’approbation d’un public, une approche qui suggère davantage le spectacle artistique qu’une croissance personnelle robuste ; l’usage excessif des jeux vidéo pourrait conduire à une plus grande imprudence, une capacité d’attention plus faible et une disposition pour l’agressivité ; la dépendance massive aux moteurs de recherche et la préférence pour la navigation plutôt que la recherche d’informations pourraient favoriser l’agilité dans le traitement mental des informations aux dépens de la connaissance et de la compréhension profondes. »

Concernant l’empathie, par exemple, insulter ou provoquer autrui dans la vie réelle est un acte relativement rare – du moins pour la plupart d’entre nous. Car quand on agit ainsi, on doit en porter les conséquences : blesser la personne et s’exposer à sa tristesse ou à sa colère. En d’autres termes, la responsabilité et l’empathie vis-à-vis d’autrui, au fondement des rapports humains, se construisent et s’expriment grâce à nos interactions réelles. Dans le monde virtuel, les vannes sont grandes ouvertes ; à la clé, moins de retenue, moins de décence, moins d’attention à l’autre, puisqu’il n’est pas là pour vous opposer son humanité – et donc son droit de réponse, à défaut de son droit au respect.

Le paradoxe du « Mind Change », pour Greenfield, veut que l’être humain qui résulterait de cette transformation – ou qui en résulte déjà – serait loin d’être un robot sans âme, mais au contraire, un homme bien trop humain. Car le numérique exagère trois caractères humains fondamentaux : le besoin d’être reconnu comme unique, celui d’appartenir à un groupe et une certaine tendance à l’impulsivité. Dans l’usage numérique intensif, le premier prend la forme d’un comportement narcissique, où le statut d’un individu dépend de sa popularité virtuelle – son nombre d’amis ou de followers – et non de ses réussites réelles ; le second, celle d’une attitude grégaire, parfois extrême, qui peut malheureusement s’exprimer dans le harcèlement en ligne ; le troisième, celle d’une obsession de la gratification immédiate au mépris de ses conséquences à long terme – soit une forme d’irresponsabilité. Or, il serait potentiellement bien inquiétant, si Greenfield disait vrai, que le narcissisme, le grégarisme et l’irresponsabilité, trois instincts que notre civilisation tente d’apprivoiser depuis des siècles, ne rencontrent plus leurs limites.

Bien sûr, Greenfield ne nie pas que le numérique apporte son lot d’avantages. Par ailleurs, ce vaste sujet de recherche reste extrêmement jeune, et les études scientifiques sur le sujet ont souvent des conclusions complexes, parfois ambiguës. Par exemple, il peut être difficile de démêler la causalité de la corrélation : à propos de l’empathie, par exemple, les réseaux sociaux nuisent-ils à notre empathie, ou bien sont-ce les moins empathiques d’entre nous qui y nagent comme des poissons dans l’eau ? Par conséquent, il est certainement trop tôt pour savoir si les effets du numérique sont vraiment significatifs, en tout cas par rapport à d’autres phénomènes. Mais l’ouvrage reconnaît ces limites et reste dépourvu de tout dogmatisme, même si, in fine, Greenfield exprime plutôt son l’inquiétude.

Le plus étonnant, en définitive, reste le relatif désintérêt de nos sociétés pour les conséquences réelles d’Internet sur l’être humain, ou plutôt la décevante alternative entre ceux qui manifestent un engouement naïf pour le « hype » du numérique – à commencer par ceux qui y voient la solution à tous nos maux, notamment dans l’éducation, ainsi de l’Institut Montaigne – et ceux qui y répondent par une opposition un peu butée, comme Alain Finkielkraut.

Est-ce parce que ce qui touche à nos capacités cognitives et sensibles nous intéresse moins que les effets sur le monde physique ? Certes, l’inquiétude face au changement climatique, au tabac ou à la malbouffe est évidente et nécessaire, car nous sommes tous peu ou prou d’accord sur ce qu’il est bon de faire et de ne pas faire. Les changements cognitifs et sensibles sont au contraire la source de préférences morales – certains pourraient voir en effet très positivement l’évolution décrite dans Mind Change. Mais pour exprimer des préférences sur un sujet, il faut d’abord être pleinement conscient de son ampleur et de ses effets. Or cette conscience, aujourd’hui, manque cruellement. Pour ce faire, il faudrait donc promouvoir bien davantage les recherches sur le sujet, les discuter et les diffuser. À bon entendeur !

Read the articles here, here and here on Lepoint.fr.

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